comment j'ai appris à voler
voler dans les airs

La troisième et dernière technique n’allait plus nous permettre de pouvoir s’exercer tous ensemble. 
En effet, la fin des deux semaines était déjà là, et tout semblait prévu par le vieux sage. 
Les adieux furent difficile, car notre maître insista sur le fait qu’on ne le reverrait plus, chacun devait continuer sur sa propre voie.
Effectivement les nuits suivantes à ce séjour astral étaient un enchainement de rêve plus ou moins lucide, où je progressais dans les mondes oniriques, avec à l’occasion ce fameux ballon comme moyen de locomotion.
Puis, petit à petit je l’ai délaissé pour m’habituer progressivement au dernier apprentissage du maître du vol: voler sans ballon pour plus de liberté.
Toutes mes tentatives étaient laborieuses, et provoquaient de nombreux sursauts et réveils à chaque occasion. 
Je me souviens avoir eu par exemple de nombreuses peur de voler trop haut (surtout pas plus haut que le toit d’une maison). 
Je me rappele m’amuser à me mettre accroupis sur les réverbères pour sauter et tenter de rester en vol plus longtemps, mais bien souvent ma concentration n’était pas assez forte et j’étais attiré vers le sol.
J’ai tenté aussi de courir pour prendre de l’élan, priviligiant un paysage vallonné pour me jeter au point le plus haut et voler au dessus d’un creux pour atterir sur une autre forme de terre haute.
J’ai longtemps battu des bras comme le font les oiseaux avec leurs ailes, me permettant ainsi de toujours me concentrer sur la sensation de flotter, car si le battement s’arrêtait je redescendait. 
Quelques années plus tard, les mangas diffusés à la tv m’ont aidé à dépasser cette danse du piaf des airs, pour avoir plus de dignité et voler sans manière.  
J’eu alors l’idée de me concentrer sur le vieux sage pour le retrouver. Ce fut ainsi, une nouvelle fois, une  intense expérience de corps. 
Tout était sombre autour de moi, des sursauts intenses parcouraient tout mon corps, une impression de vitesse et de force bien présents à l’image d’un superman volant dans les airs.
Puis, en un instant j’étais face à mon ancien instructeur, il était une nouvelle fois entouré de plusieurs enfants que je ne connaissais pas, et à qui il apprenait le vol. 
Il n’avait que très peu de temps à m’accorder, était fier de mes progrès, mais moins de mon intrusion. 
Occupé par son activité d’enseignant, il me souhaita seulement une bonne continuation et me convia de partir.

Voler c’est l’envie, la passion, la volonté, et la concentration. 
Je te souhaite le meilleur sur tous les plans, toi qui me lit.


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