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Beaucoup de personnes ont vu une ou plusieurs émissions audiovisuelles tendant à démontrer que le jeûne pourrait être utile et même nécessaire pour réduire nombre de maladies de civilisation et même mieux encore en cancérologie, pour supporter les méfaits des chimiothérapies. Tout n’est pas faux dans ce qui est proposé.

Nous même avons pu visionner les 56’11 » de l’excellente émission sur le thème « Le jeûne, une nouvelle thérapie ? » proposée par Arte France – Via Découvertes Production 2012 présentée par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. Nous la recommandons au plus sceptique d’entre nos collègues.
Résumons les faits.
Le jeûne est utile pour réduire nombre de maladies de civilisations : obésité, diabète de type II, hypertension artérielle (HTA), maladies rhumatismales, maladies de peau telle qu’eczéma, psoriasis, mais aussi les maladies respiratoires (asthme, broncho-pneumopathies chroniques) et allergies de toute nature, addictions quelles qu’elles soient, tabac ou drogues, telles que marijuana, mais aussi stress de toute origine…
 
 
 
 Cela signifie a contrario que les mauvaises habitudes alimentaires telles que les publicités nous les proposent sont responsables de ces maladies selon les susceptibilités des personnes. C’est ce qu’on appelle l’influence de l’épigénétique.
Distinguons bien la génétique de l’épigénétique. Pour bien nous faire comprendre, sachez que nous sommes pratiquement tous porteurs du ou des gènes qui peuvent induire un cancer du poumon, mais ce ou ces gènes ne s’expriment que chez le gros fumeur ou la personne soumise à un tabagisme passif. Idem pour la plupart des localisations cancéreuses. Les recherches les plus modernes en cancérologie démontrent l’importance des habitudes alimentaires, bonnes ou mauvaises pour empêcher ou aider au développement d’un cancer, dans tel ou tel tissu ou organe de notre corps.
 
Comme l’indiquent nos collègues russes et allemands dans le film cité plus haut, le jeûne peut aussi être très utile pour réduire les troubles récurrents de certaines maladies psychiatriques. Il devrait être systématiquement proposé aux patients, sous surveillance médicale, mais pour cela, il faudrait former les psychiatres aux bienfaits des changements des habitudes alimentaires. Cela est aussi vrai pour la plupart des spécialités médicales, de la pédiatrie à la gériatrie, en passant par la cardiologie, la pneumologie, la rhumatologie, la gynécologie, la chirurgie, la neurologie… bref toutes les spécialités médicales gagneraient à s’ouvrir à la thérapie par le jeûne.
 
Nous en sommes loin, mais il ne faut pas se décourager. Ce sont les patients eux-mêmes qui l’apprennent à leur médecin ou du moins qui le sensibilisent.
 
Il est certain que le jeûne proposé tant dans les centres de soin en Russie qu’en Allemagne à l’Institut Büchinger ou à l’hôpital de la Charité à Berlin, est certainement utile sur une à 3 semaines, pour retrouver la santé. C’est ce que certains appellent la Sanogenèse.
 
 

Un jeûne total

 
 
Evidemment, il s’agit d’un jeûne total, à l’eau pure, qui consiste donc seulement à boire et à ne pas s’alimenter pendant tout le temps du jeûne, tout en étant surveillé médicalement.
 
Le corps puise alors sur ses réserves en sucres, présentes surtout dans le foie et un peu dans les muscles. Elles sont épuisées en deux à quatre jours. Ensuite, le corps prend sur ses réserves en graisses, lesquelles doivent être transformées en corps cétoniques pour parvenir au système nerveux central (encéphale, cervelet et moelle épinière) – qui a besoin d’énergie pour fonctionner.
 
Ainsi le 4ème jour peut être difficile à passer du fait du « cétonisme », ou « crise d’acidose » responsable de faiblesse, de nausées et de migraines. Il faut connaître ce cap délicat pour avoir le courage et la persévérance de continuer.
 
 

Trois mois de réserve dans nos tissus adipeux

 
 
Nos réserves en graisse qui constituent le tissu adipeux ou graisseux sont sous la peau, mais surtout dans l’abdomen, dites graisses viscérales. Elles peuvent nous permettre de tenir près de 3 mois, évidemment en maigrissant alors de façon très importante.
 
Si le jeûneur persévère au delà de 3 ou 4 jours, il entre alors dans une phase légèrement euphorique, sédative, car il a passé le cap et une sorte d’appétit intellectuel et même spirituel apparaît quelle que soit la croyance. C’est l’effet mental très positif du jeûne. Il faut associer toujours à cette restriction alimentaire totale, une activité physique quotidienne au grand air si possible, donc la réaliser en dehors de son milieu de vie habituel, sans éviter la surveillance médicale pour les plus fragiles.
 
Ce type de jeûne exige donc d’être suivi médicalement par un coach, nutritionniste ou médecin spécialiste. C’est pour cette raison qu’il doit avoir lieu en centre spécialisé.
 
Il est certain qu’il est le moyen le plus naturel pour réduire son surpoids, son hypertension artérielle, ses besoins en médicaments hypoglycémiants quand on est diabétique de type II et les antalgiques ou anti-inflammatoires dont sont gavés la plupart de personnes souffrant de rhumatismes, d’allergies, d’asthme…
 
 

Le jeûne pour mieux supporter les chimiothérapies ?

 
 
Les études présentées par nos collègues de Los Angeles du Norris Cancer Hospital, réalisées sur de petits animaux par le Pr Valter Longo sont particulièrement intéressantes. Plusieurs fois renouvelées, elles démontrent et confirment que la restriction calorique majeure chez les animaux soumis à une chimiothérapie leur permet de mieux supporter les traitements, tandis que le groupe qui est nourri normalement va beaucoup plus mal. Ces travaux ont besoin d’être analysés d’une manière plus scientifique avant d’être proposés en cancérologie au quotidien des nombreux patients que nous rencontrons.
 
En effet, la cellule cancéreuse et plus largement le tissu ou la tumeur cancéreuse doivent être considérés comme des voleurs des meilleurs nutriments. Par exemple, si vous consommez de la vitamine C à fortes doses, achetée chez votre pharmacien, et si vous en consommez aussi dans les fruits et les légumes frais, la tumeur prendra en priorité la « bonne vitamine C » , celle des fruits et des légumes, et vous laissera celle du pharmacien qui n’est biodisponible qu’à 50%, car vous en éliminez la moitié dans les urines.
 
Voilà pourquoi nous sommes très prudents avec le jeûne thérapeutique pour mieux supporter les chimiothérapies.
 
En cancérologie, le « jeûne partiel » s’impose et ne peut qu’être bénéfique.
 
Il est d’abord rendu obligatoire car les drogues de la chimiothérapie ou des thérapies ciblées ont toutes des effets sur le tube digestif et l’organisme en général. Les nausées sont tellement classiques que des traitements spécifiques sont ajoutés à la perfusion médicamenteuse ou aux médicaments pris par voie orale. Ils évitent plus les vomissements que les nausées.
 
De plus, nombre de drogues de chimiothérapies tuent les cellules intestinales dont la durée de vie n’excède pas 5 jours. D’où une abrasion du tapis de la couche des cellules de l’intestin, les entérocytes, à l’origine de malabsorption intestinale avec sa triade diarrhée, amaigrissement et fatigue généralisée.
 
Il s’agit donc de jeûner de tous les aliments qui peuvent réduire nos défenses immunitaires. Il s’agit des boissons contenant des faux sucres de type aspartame, le pain blanc (souvent blanchi) qui se comporte comme un excès de sucre et qui augmente la porosité intestinale – par le gluten raffiné et rajouté à l’excès, et les levures chimiques. Cette porosité laisse passer des molécules plus ou moins toxiques, à l’origine d’inflammations qui vont se développer sur les zones fragiles (cancéreuses de l’organisme).
 
Il faut aussi jeûner de produits laitiers de vache, lait UHT, yaourts, fromages à pâte non cuite, crèmes, glaces… Ils apportent trop de graisses et de sucres (lactose) mais aussi du calcium en excès (4 fois trop) et des facteurs de croissance surtout destinés naturellement à un animal, le veau. N’oublions pas que le veau prend en une année 365 kg après sa naissance, tandis que le petit humain ne prend que 5 kg dans la même année qui suit sa naissance.
 
Voilà donc ce que l’on peut conseiller aux patients atteints de cancer en ajoutant des boissons abondantes (au moins 2 litres par jour d’eau sans soda, coca ou autres boissons dites « énergisantes »), afin d’éliminer les métabolites des drogues inutiles à notre santé et même toxiques pour les cellules normales.
 
Nous verrons dans une autre lettre, qu’il faut bien distinguer et comprendre les modes d’action des chimiothérapies classiques. Elles apportent à l’organisme des drogues antimitotiques destinées à « tuer » toutes les cellules en cours de division, les cellules cancéreuses et les cellules normales.
 
On comprend mieux ainsi l’intérêt de la mise au point et de l’utilisation des thérapies « ciblées » qui ciblent le tissu cancéreux en lui apportant au plus près des drogues anti-facteurs de croissance, anti-angiogéniques (contre le développement des vaisseaux sanguins qui nourrissent la tumeur) ou des anticorps spécifiques, donc qui empêchent le tissu tumoral de se développer.
 
 
Bien à vous,
 
 
Professeur Henri Joyeux
 
 
 

Les jeûnes thérapeutiques
 
Le jeûne est l’abstention de toute nourriture, excepté l’eau, pendant un temps limité: 1 jour, ou 3, 5, 7, 14, 21 ou 28 jours. L’eau ordinaire peut être remplacée par l’eau de légume.
 
Un peu d’histoire.
 
I Jeûner est le moyen de guérison le plus ancien. Jeûne était synonyme de purification: éliminant les causes de maladie, c’est-à-dire I «l’encrassement» de l’organisme. Hippocrate avait dit: «Plus vous nourrissez un malade, plus vous lui nuisez. » Dans les temps anciens, on jeûnait souvent, non seulement pour obtenir des guérisons physiques, mais aussi parce que, associé à la prière, cela procurait des bénédictions spirituelles. Un enseignement des méthodes de la pratique du jeûne était alors suffisant; aucune surveillance médicale n’était nécessaire.
 
Aujourd’hui: le retour du jeûne
 
Aux USA, en Suisse, et cela commence en France, existent des «maisons de convalescence» pour des jeûnes ou des cures diététiques. Il est souvent dit ou écrit que le jeûne est dangereux et ne doit être pratiqué que sous surveillance médicale. Ces notions sont livrées au grand public à seule fin de préserver les intérêts de quelques cliniques ou centres réservés à des clientèles aisées.
 
II est possible de jeûner simplement, sans surveillance médicale, surtout s’il s’agit d’un jeûne de courte durée.
 
Pourquoi jeûner ?
 
Le but de cette thérapie élémentaire est «d’éliminer les surcharges» l’organisme, toujours secondaires aux déséquilibres alimentaires, à la nutrition, à la malnutrition.
 
. Le jeûne sans surveillance médicale est donc indiqué en priorité chez les personnes pléthoriques, sans déséquilibre majeur. Exemples: goutteux, tendance à l’obésité, hypercholestérolémie, obésité équilibrée.
 
Le jeûne est indiqué sous surveillance médicale chez les malades. Exemples: diabétiques pléthoriques, maladies de surcharge, cancer.
 
Le jeûne purifie le corps (Hippocrate).
 
Comment jeûner ?
 
Celui qui jeûne doit être conscient que sa volonté et sa collaboration sont essentielles pour réussir et obtenir le maximum de bienfaits.
 
• Le jeûne d’une journée au pain et à l’eau.
 
– Le plus important est de boire beaucoup, donc souvent, dans la journée.
 
– Il faut choisir un jour où l’activité physique est réduite.
 
– Manger du pain aux heures classiques des repas : 2 à 4 tranches doivent suffire.
 
Le lendemain, on se sentira déjà mieux. Attention à ne pas se suralimenter.
 
• Pour jeûner plus longtemps, il faut prévoir trois phases pendant lesquelles repos, sommeil et relaxation sont possibles.
 
1″ phase : la préparation au jeûne (24 à 48 heures)
 
Elle consiste à évacuer son intestin par une purge ou des lavements doux. La purge: 40 à 50 g de citrate de magnésie effervescent et 10 à 15g de sulfate de soude sec, le tout dissous dans un demi-litre d’eau tiède et bu en deux prises espacées de 30 minutes. On peut ainsi boire des tisanes diurétiques (queue de cerise, menthe, verveine, busserole, prêle, frêne…).
 
Les lavements doux ne sont pas obligatoires: ils consistent à injecter dans le côlon un litre à un litre et demi d’eau tiède.
 
Quand l’intestin est bien nettoyé, alors commence la seconde phase.
 
2° phase : le jeûne
 
Cette phase consiste à boire des tisanes diurétiques non sucrées durant la journée, ou seulement de l’eau, toutes les 2 heures et une infusion chaude à 12 h et une autre à 18 h.
 
Le jeûne consiste à boire de l’eau pure uniquement, jusqu’à 3 litres chaque jour.
 
Il vaut mieux commencer le soir en s’abstenant de dîner.
 
Si le jeûne est conduit ainsi progressivement, la faim disparaît après le troisième jour de jeûne. Si le jeûne est mal supporté (faim, insomnie, malaises), il faut boire davantage d’eau, et se permettre des lus de légumes, ou rompre le jeûne en consommant des fruits frais.
 
3° phase: le retour à l’alimentation normale
 
La reprise alimentaire doit être progressive. Le premier aliment à réintroduire est le fruit frais de saison.
 
Si le jeûne a duré 3 semaines et plus, il ne faut manger que 3 ou 4 fruits pendant la journée.
 
Le deuxième jour, on pourra ajouter des crudités: salade de laitue, mâche, carottes, tomates… selon la saison. Le pain complet ou la galette de blé peut être introduit.
 
Le troisième jour, on peut manger plus normalement en introduisant du poisson.
 
Le jeûne détruit beaucoup de mauvaises habitudes qu’il faut éviter de reprendre. « Le vrai jeûne doit être non seulement une désintoxication corporelle, mais encore une régénération du cerveau et du cœur… qui sont plus aptes à penser, à aimer. Le corps qui jeûne a toujours un esprit qui s’élève. » (Pr François Zannini7.)
 
7 « Si tu n’a pas faim, ne mange pas. Le jeûne est le meilleur apéritif et le meilleur procédé de désintoxication qui existe. » ‘Dr.Pauchet) Le jeûne peut supprimer la faim sur un ou quelques jours par l’effet « endorphine ».
 
Il faut souligner que le ou les jeûnes n’ont jamais guéri le cancer ou le SIDA

Source 1
Source 2

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